Hanté par le souvenir de son refus, adolescent, de danser avec une jeune Mexicaine et marqué par la mort d’une fillette victime d’une balle perdue, Brando Skyhorse donne voix à une dizaine de ces immigrés de Los Angeles. Loin d’Hollywood, un anti-portrait dur mais vivant, dénué de tout mélo et empli de poésie.
On ne parle pas assez d’Andrès Barba en France et c’est un tort. Car c’est un écrivain, un vrai, de ceux qui vous rappellent ce que veut vraiment dire « langage poétique ». Un talent qu’il exerce brillamment dans ses Versions de Teresa.
Quand on n'a que De Gaulle et la science... L'histoire de Louis Lémure, employé modèle chez Caducée, est celle d'une folie ambitieuse nourrie d'une découverte aussi importante que délétère, celle d'un antibiotique. Etrange pertinence de ce premier roman.
Citer Forrest Gump en exergue d'une chronique de roman doit inquiéter sur la qualité dudit livre. Voici pourtant une citation de Forrest Gump : "La vie est comme une boîte de chocolat, on ne sait jamais sur quoi on va tomber "
En 2011, et depuis plusieurs années, on parle de « relapse », de relâche dans les nouvelles générations quant à l‘utilisation du préservatif… Pourtant le VIH est toujours là et, si la peur et l’ignorance l’emportent trop souvent, on peut encore et toujours parler d’amour. Et informer, surtout. Lire Sang damné d’Alexandre Bergamini, c’est faire face à tout cela à la fois…
Victime de la politique des quotas qui empêchent l’exil massif des Cubains vers les Etats-Unis, Veronica doit apprendre à vivre avec la misère et la désillusion qui frappent La Havane. 
Carnivore, ichtyophage ou carnassier, pas question de renvoyer l'assiette…Parce que Faut-il manger des animaux est signé Jonathan Safran Foer, l’élève de Joyce Carol Oates (mais un élève ne fait pas nécessairement un maître) et que ce dernier est surtout le génial auteur de Tout est illuminé et Extrêmement fort et incroyablement près.
Au cinéma, on parle de biopics. En librairie, le succès des biographies ne ralentit pas : la vie des gens célèbres, et des artistes en particulier, passionne. S’inscrivant dans cette lignée, Francesca Kay revisite le genre par le biais de la fiction : Jennet Mallow n’a jamais existé. Elle en fait son personnage, crée son œuvre, en retrace le destin, lui invente une postérité. Audacieux et touchant.