Les Brèves
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01 Fév 2010 |
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Quand la papesse bulle Pour son petit dernier, Olimpia, elle suit le filon séculaire pour raconter l’histoire d’Olimpia Maidalchini, égérie du pape Innocent X au XVIIe siècle. Ce portrait de la « grande prostituée », comme elle était surnommée à l’époque, est à des années-lumière du roman historique bon teint, façon Decaux ou Druon. Pourtant, pour la première fois, la papesse Minard "bulle" un peu : stylée comme jamais, le récit d'Olimpia se comporte comme de l'amadou : à peine allumé, déjà consumé. En deux heures à peine, c'est plié. Basta les intrigues de cour, à bas les rebellions d'un clergé pourri : le lecteur n'aura droit qu'aux imprécations folles de la papesse. L'histoire d'Olimpia Maidalchini est passionnante mais comment diable ne peut-on pondre que 92 pages avec une telle somme d'intrigues à disposition ? Conçu en villégiature à la Villa Médicis, Olimpia ressemble à une dissertation magnifiquement bâclée par une élève surdouée. Olimpia Maidalchini, belle soeur du pape Innocent X, tint sous sa coupe obsessionnelle tout le clergé catholique de 1644 à 1655. Onze ans d'une régence hors normes, complètement contre nature. Avec un tel joyau narratif, paradoxalement très peu traité par les artistes et les écrivains de tous poils, Céline Minard aurait pu non seulement écrire le meilleur livre de la rentrée mais aussi accomplir son chef-d'oeuvre. Dommage.
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